I/e. Modulations et variations de la voix

 

 

E - Modulations et variations de la voix

Divers facteurs peuvent faire varier notre voix comme par exemple les facteurs “environnementaux”. Une personne atteinte de surdité ou de trouble de l’audition aura une voix bien particulière due à son mauvais contrôle, d’ailleurs lorsque sa déficience est guérie, la personne retrouve sa voix normale. Notre voix varie également selon notre caractère: une personne déprimée aura une voix monotone, avec peu de variation de hauteur et une faible intensité tandis qu’une personne hystérique présentera des variations d'intensités exagérés. Enfin un dernier facteur peut avoir de l'influence sur notre voix, il s’agit du facteur “culturel”. Le le qu’un individu occupe dans la société participe aussi à modeler la voix. On donnera l’exemple des femmes dirigeantes (chefs d’entreprise, femmes politiques, mais également enseignantes), qui en exerçant leur autorité ont tendance inconsciemment ou consciemment (au cours de stage par exemple) à aggraver leur voix.

Le langage parlé, n’est qu’une suite de sons ou de bruits au départ insignifiants qui ont acquis une signification du fait de leur utilisation dans la parole. Ces sons peuvent êtres classés selon leur point d’articulation et la manière dont ils sont articulés. Un point d’articulation est l’endroit où s’effectue l’obstruction (partielle ou totale puis relâchée) entre un articulateur actif et un articulateur passif, au passage de l’air sortant du larynx. On distingue plusieurs articulateurs dit actifs (ou en mouvement): la lèvre, l'extrémité, le dos, et la racine de la langue et le larynx. Ces articulateurs peuvent agir indépendamment les uns des autres, mais il arrive souvent que deux d’entre eux ou plus fonctionnent ensemble: c’est une coarticulation. Les articulateurs passifs (ou stationnaires) ne bougent pas et sont juste en contact avec un articulateur actif lors de la phonation. Le palais et des dents sont des articulateurs passif puisque lors de la prononciation tu "t" la langue viens s'accoler derrière les dents et pour un "k" le dos de la langue se colle au palais. Le lieu d’articulation peut se faire en différents endroits et de différentes manières en fonction du son qu’on veux obtenir. On distingue deux classes phonétiques principales: les consonnes et les voyelles. Les voyelles sont des sons dont le mode de production est caractérisé par le libre passage de l'air dans les cavités nasales et buccales. A l’inverse une consonne est un son dont le mode de production oblige une obstuction partielle ou totale du passage de l’air. On classe les sons consonnes en différentes catégories récapitulées dans le tableau ci-dessous:

  Les consonnes occlusives exigent un blocage complet de l’écoulement de l’air au niveau de la bouche, du pharynx ou de la glotte, alors que les son constrictifs son prononcés grâce à une obstruction partielle du passage de l’air en un point d’articulation. Une consonne orale est un son dont la cavité de résonance est la bouche, au contraire une consonne nasale est prononcée par les cavité nasales. Dans ce tableau, les consonnes nasales présentées sont toutes voisées. Une consonne voisée nécessite la vibration des cordes vocales alors qu’à l’inverse une consonne non-voisée (ou sourde) est articulée sans leurs vibrations. Par exemple le “n” étant une consonne nasale il nous est difficile de la prononcer lorsque nous sommes enrhumé et c’est pour cela qu’il s’apparente plus au “d”, qui est une dentale (comme le “n”) mais orale. Un autre exemple: on remarque bien que les consonnes comme le "b" nessecite l'intervention des cordes vocales (voisiement), puisqu'il est impossible de faire un "b" en chuchottant, celui-ci s'apparentera plutot à un "p" qui lui est une consonne non voisée.

 

 

 

 

 


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