III/c. Transmission du son de l'oreille humaine au cerveau

 

 

C- Transmission du son de l'oreille humaine au cerveau

 

Avant de transmettre un son de l'oreille interne au nerf auditif, l'oreille interne change sa forme. En effet, lorsqu'un son arrive dans l'oreille celui-ci est sous forme d'onde acoustique (voire sous forme liquide dans la cochlée). Tandis que quand le son est transmis au nerf auditif celui-ci est sous la forme de décharges nerveuses. Donc le son a subi un "changement de forme" dans l'oreille interne. C'est l'organe de corti qui permet d'envoyer des décharges nerveuses au cerveau.

 

 

Sur l'organe de corti, nous pouvons apercevoir deux types de cellules ciliées: les cellules ciliées internes (CCI) et les cellules ciliées externes (CCE). Les cellules ciliées internes sont nos récepteurs auditifs. Les cellules ciliées externes sont alignées sur trois rangées, ce ne sont pas des récepteurs mais plutôt des amplificateurs. Au-dessus de l'organe de corti, on observe que les cils des cellules ciliées externes sont inclus dans la membrane tectoriale tandis que les cils des cellules ciliées internes ne le sont pas.

 

Lorsqu'un son fort est perçu, la membrane basilaire se met en mouvement, lorsque cette membrane se met en mouvement elle remonte. Ainsi les cils des cellules ciliées internes entrent en contact avec la membrane tectoriale. A ce moment, les cellules ciliées internes envoient un message nerveux jusqu'au cerveau. Donc théoriquement, lorsqu'un son est trop faible, les cils des cellules ciliées internes n'atteignent pas la membrane tectoriale; il n'y a donc pas de message nerveux qui circule jusqu'au cerveau. C'est ici que les cellules ciliées externes interviennent:  comme leurs cils sont inclus dans la membrane tectoriale, lorsque ceux-ci détectent une petite vibration, les cils s'inclinent et amplifient alors le mouvement relatif entre la membrane basilaire et la membrane tectoriale.

 

 

Les cellules ciliées internes atteignent alors la membrane tectoriale et le son est perçu. De plus, les cellules ciliées externes réalisent une compression dynamique, c'est-à-dire que les sons forts ne sont pas autant amplifiés que les sons faibles. En plus de cela, les cellules ciliées externes possèdent un autre rôle: elles affinent la sélectivité fréquentielle (elles réduisent la taille des filtres auditifs).

 

Les sons faibles sont ensuite amplifiés de 50 décibel par les cellules ciliées externes. Lorsque la cochlée est excitée par un son sinusoïdale, la portion de membrane basilaire mise en mouvement n'est pas ponctuelle. Par conséquent, les cellules ciliées internes vont délivrer des messages nerveux sur une large zone donc sur une large zone fréquentielle. On peut définir cette zone comme un filtre auditif.

 

 

 

 Observons maintenant le fonctionnement des cellules ciliées internes, lorsque la cochlée n'est pas excitée ou que l'excitation est très faible, les cils des cellules ciliées internes ne touchent pas la membrane tectoriale. Lorsque la cochlée est excitée, la membrane basilaire se soulève (éventuellement avec l'aide des cellules ciliées externes) et les cils des cellules ciliées internes entrent en contact avec la membrane tectoriale. A ce moment, des canaux de la cellule ciliée interne s'ouvrent et laissent entrer à l'intérieur de la cellule des ions potassium présent dans l'endolymphe (canal cochléaire). Les cellules ciliées internes sont alors polarisées et libèrent dans les nerfs des décharges électriques appelés: " potentiel d'action".

Les voies auditives qui partent de la périphérie et qui montent au cerveau sont dîtes ascendantes et appartiennent au système auditif afférent; il existe aussi des voies descendantes c'est-à-dire qui partent du cerveau jusqu'aux cellules ciliées ces voies appartiennent au système auditif efférent. Elles sont présentes sur les cellules ciliées internes mais surtout présentes sur les cellules ciliées externes.

 

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